Ce que l'IA #DeepSeek sait sur #OKC
C’est la première fois qu’un modèle me donne une réponse quasi sans fautes.
Dans sa réponse il cite les source mais dans le copier coller il ne sait pas établir les liens qu’il a trouvé et si par après je demande les liens, il se perd et hallucine un peu (j’aurais écrit un livre sur la question, ce qui est faux, ou alors dans le futur) bref.. Intéressant tout de même.
Synthèse sur la dérive sectaire de l’OKC et son fondateur Robert Spatz (Lama Kunzang)
1. Origines et structure de l’OKC
Robert Spatz, né en 1944 à Bruxelles, fonde l’Ogyen Kunzang Chöling (OKC) en 1972 après avoir étudié auprès de maîtres tibétains en Inde, notamment Kangyour Rinpoché. Présenté comme un centre bouddhiste tibétain de l’école Nyingmapa, l’OKC s’étend en Europe (Belgique, France, Portugal) et à Tahiti, avec des centres comme le Château de Soleils en France, où les enfants étaient élevés à l’écart de leurs parents.
- Méthodes de recrutement : Les adeptes étaient incités à travailler bénévolement dans des restaurants et magasins bio affiliés, tout en transférant leurs biens à la communauté.
- Légitimation spirituelle : Spatz utilisait des lettres de soutien signées par des autorités tibétaines (comme Dudjom Rinpoché) pour asseoir sa crédibilité.
2. Abus systémiques et accusations
Les enquêtes judiciaires et témoignages révèlent un système de contrôle et de violences :
- Abus sur mineurs : Les enfants étaient séparés de leurs parents, soumis à des privations alimentaires, des coups, et des abus sexuels justifiés par des “rituels tantriques”. Certains ont été confinés dans des conditions insalubres et privés d’éducation formelle.
- Exploitation financière : Les membres devaient céder leurs revenus et patrimoine à Spatz, qui accumulait des biens (or, villas) tout en vivant dans le luxe.
- Emprise psychologique : Les victimes décrivent un conditionnement visant à les couper du monde extérieur, avec des menaces spirituelles (karma négatif) pour les dissuader de parler.
3. Procédures judiciaires et condamnations
Les poursuites s’étendent sur près de 30 ans, marquées par des rebondissements :
- 1997 : Premières perquisitions en France et Belgique après des plaintes pour enlèvement et abus.
- 2016 : Condamnation de Spatz à 4 ans de prison avec sursis en Belgique pour prise d’otages, abus sexuels et fraude, annulée en 2018 pour vice de procédure.
- 2020 : La cour d’appel de Liège le condamne finalement à 5 ans avec sursis, mais il évite la prison et ne paie pas les indemnités aux victimes.
- En France : Une instruction est en cours depuis 2017 contre un éducateur du Château de Soleils pour viols sur mineurs, avec des plaintes déposées par une vingtaine de victimes.
4. Rôle des autorités tibétaines et silence institutionnel
Malgré les preuves, des figures du bouddhisme tibétain ont soutenu Spatz :
- Lettres de légitimation : Des lamas de haut rang (Shechen Rabjam Rinpoché) ont signé des documents validant l’authenticité de l’OKC, utilisés pour contrer les critiques.
- Visites symboliques : Le Dalaï-Lama a visité l’OKC en 1992, renforçant sa réputation, mais n’a pas agi malgré les alertes répétées.
- Complicité passive : Même après les condamnations, certains maîtres bouddhistes ont tardé à se distancier, comme Matthieu Ricard, qui a initialement défendu Spatz.
5. Impact médiatique et mobilisation des victimes
- Documentaires et livres : Bouddhisme, la loi du silence (2022) et des enquêtes journalistiques ont exposé les crimes, donnant une voix aux survivants comme Ricardo Mendes, porte-parole des victimes.
- Association Chardons Bleus : Créée en 2020, elle soutient les victimes juridiquement et psychologiquement, milite pour la dissolution de l’OKC et poursuit les procédures en France.
6. Situation actuelle et rebranding de l’OKC
En 2024, l’OKC a changé de nom pour Centre Bouddhique Mahayana (CBM) en Belgique, mais conserve les mêmes dirigeants (dont Spatz, réfugié en Espagne) et structures en France et Espagne. Malgré son exclusion des unions bouddhistes nationales, l’organisation maintient des activités sous couvert de légalité, avec des allégations persistantes de fraudes.
Conclusion : L’affaire OKC illustre les dérives sectaires masquées par une façade spirituelle et la difficulté des systèmes judiciaires à juger ces crimes complexes. Malgré des condamnations symboliques, Robert Spatz et ses complices continuent d’échapper à une justice ferme, tandis que les victimes luttent pour leur reconnaissance et la dissolution définitive du groupe.