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Responsabilité individuelle et collective, infantilisation et mauvaise gouvernance : quelques réflexions et coup de gueule !

Explorer la réaction des gens sur les réseaux sociaux, sur tout, la Covid-19, les masques, la vaccination et l'impression d'avoir à faire à un peuple de larve enfantine, accrochée au Baxter du gouvernement, incapable de réfléchir par eux même, infantilisé, mais jusqu'au cou!

Aucune proactivité, ça attend que le gouvernement produise toute la solution pour gérer une pandémie comme si le peuple était client, comme si la société n'avait pas à y participer.

Oui les gouvernements ont été nuls en communication, sur le masque, le pass sanitaire, les vaccins

Mais avec une pandémie, qui est là, indépendant du gouvernement, de la coalition, du parti, indépendant de nos petits états d'âmes, à la fin de la journée, il y a de fait une responsabilité individuelle et collective et que sans y mettre du sien ça n'avance pas, c’est un calvaire !

Mais est ce que la seule possibilité qu'on a nous citoyens, de France ou de Belgique ou d'ailleurs, c'est se comporter comme des larves amorphes, attendant sagement le bon angle, les bonnes décisions, la bonne communication et si pas alors on est paumé et on ne sait pas quoi faire ?

Mais WTF en fait...- en 2019 je n’avais jamais rien lu sur des pandémies, en ligne 3 éléments reviennent : masque, laver les mains, distance physique, vaccins.

Avril j'avais mon masque en tissu alors que le Ministre de la Santé, se comportait elle comme une *** en disant que ce n'était pas nécessaire, qu'on n’en avait pas, qu'on les avait brûlé parce qu'ils étaient périmés, pire, que ce n'était qu'une bête grippe !!!

Elle avait tort, il ne fallait pas lui faire confiance, il fallait s'informer et s'adapter. Point à la ligne. Ensuite, il a fallu attendre.

Confinement 1, confinement 2, arrêter de compter les jours, parfois le désespoir, parfois, c’était trop dur, perdre son CDI, perdre son appartement, quasiment se retrouver à la rue, demander de l'aide, remonter la pente, trouver un appartement, reconstruire.

Puis le vaccin est arrivé, partout, c’était de la confusion, désinformation, 5G, puces, bill gates, ça n'avait pas été testé comme il faut, la danse des publications de recherche qui se retirait, bref, une situation d'une instabilité totale, comment faire confiance ?

Lire, S'informer, lire encore, essayer de comprendre la différence entre les vaccins du siècle passé (qui ont fait leur preuve) et ce nouveau vaccin, nouvelle technologie, plus de 20 ans de recherche derrière ce qui a permis ce vaccin, lire encore, s'armer par la connaissance.

Pas par la confusion, les croyances, la désinformation et le nihilisme ambiant qui fait qu'il n'y a plus moyen de trouver une personne autour de soi qui a confiance, pas dans les gouvernements, mais en eux même, qui savent où ils/elles vont parce que l'information est disponible

Et qu'il suffit d'aller la chercher et de modifier des croyances, des peurs, à 90% induite par le manque de sens, plus que par le manque d'information.

Et fort de ces informations, de cette connaissance, même lacunaire, (j'ai arrêté l'école à 14 ans, je n’ai pas de diplôme) Construire avec l'aide de personne comme @zeynep et une myriade d'autres qui ont vulgarisé la matière brute en information possible à digérer durant ces 2 dernières années, un corps de compréhension suffisant que pour prendre des bonnes décisions et être un acteur, pas une larve en attente !

 

Pourquoi est-ce qu'on doit se faire biberonner comme des enfants alors qu'on est vivant dans l'époque probablement la plus riche en information de toute l'histoire humaine ?

Pour moi la réponse tient en partie du fait que, tous les problèmes d'avant la pandémie sont amplifié :

Le manque de démocratie, le manque de transparence, la corruption, le productivisme et la croissance aveugle face à la crise climatique, l'argent dans la politique, les big pharma, les lobbies, la dégénération démocratique, le contrat est brisé, déjà avant Covid-19.

La pandémie ne vient qu'articuler cette brisure de confiance totale entre les gouvernés et les gouvernants, mais aussi les institutions, les multinationales qui profitent de cette pandémie, l'avarice terrible de notre espèce, son individualisme aussi.

Un cocktail détonant pour faire péter les digues d'une société démocratique, certes, abîmée, fragile, corrompue, malade parfois, mais des sociétés démocratiques quand même.

Faut-il avoir vécu l'horreur de la dictature pour le comprendre la différence entre nos sociétés et de véritable dictature ?

On dirait bien que oui, ce qui est appelé une dictature sanitaire n'en est pas une !

 

Peut-être, puisque les enseignements d'une génération sont oubliée 2 ou 3 ou 4 générations plus loin, moi ce qui me motive et qui me fait réfléchir, c'est que j'ai vécu des trucs horribles, pas net du tout, et que même si je suis un révolté permanent envers tout ce qui ne tourne pas rond, je pense quand même, que s’il y a société à faire, c'est justement en société, que les "alternatives" ne mène à rien à 10 ou à 100 ou même à 1000 et que la seule solution, c'est d'intégrer les bonnes idées des alternatives dans les sociétés démocratiques et que oui, c’est lent et que oui ça prend du temps, beaucoup trop de temps, que oui, sur des simples demandes de transparence, des années après que les lois ont été passées, on est encore entrain de traîner, de préserver un monde d'avant qui ne fonctionne pas pour tous et toutes.

Mais je reste persuadé, que si un salut il y a, c'est en société, certes différente, certes radicalement changée et dépouillé de problème chronique qu'on transporte de génération en génération, mais c'est en société quand même.